Mon dernier billet tentait d'analyser la deuxième partie de l'interview de DSK. J'y ajoutait que pendant les 15 premières minutes, DSK peignait un tableau idyllique du rôle du FMI. Voilà pourquoi :
Dès le départ, le ton est donné. Dominique Strauss-Kahn affirme qu'il n'y a que deux positions à adopter face à la mondialisation de la finance. Soit on est de droite et on estime que "oui l'économie est mondiale les marchés vont régler tous ça, ça va très bien". Soit on est de gauche et on dit "non pas du tout, ce qu'on a réussi au XIX ème et en plus au XX ème siècle c'est de faire que les pouvoirs publics représentant l'intérêt collectif arrivent à dominer le marché, à lui imposer des règles." A la poubelle le rejet du capitalisme, à la poubelle le travail de nombreux économistes qui proposent des alternatives, certes ils ne travaillent pas au FMI, à la poubelle Marx, à la poubelle l'écologie ? Soit dit en passant, les millions de victimes de deux guerres mondiales seraient difficilement d'accord avec ce constat. Mais les morts se taisent alors profitons en pour dire n'importe quoi !
Puis vient le moment de la mise en perspective : "Le G20 comme embryon de la gouvernance mondiale, le FMI comme moteur de ce G20." Ainsi le FMI, d'accord pour collaborer dans un projet de plusieurs décennie avec une finance mondiale dont même les plus fervents défenseurs disent qu'elle est instable à court terme, se veut moteur d'une institution dans laquelle personne ne parvient à se mettre d'accord. D'ailleurs voilà ce que l'auditeur entend un peu plus tard :
"Avec Séoul on rentre dans la deuxième phase, non pas que la crise soit terminée, il reste beaucoup de conséquences à la crise économique qui n'est pas terminée, des conséquences sociales surtout sur le chômage, mais quand même les chefs d'États et de gouvernement ils ont un peu le sentiment ma foi que le pire est derrière eux, ils reviennent vous le disiez tout à l'heure …
Patrick Cohen: … au chacun pour soi.
DSK: Exactement, à leurs égoïsmes nationaux, c'est normal, ils sont élus, enfin la plupart d'entre eux. Ils ont des comptes à rendre à leurs électeurs."
Cette dernière phrase mérite d'être relevée. Lorsqu'ils sont au G20, les chefs d'état n'ont de compte à rendre à personne. Pourquoi se gargariser du travail préalable du FMI au sommet du G20 lorsque DSK dit lui même, implicitement, qu'il s'agit d'une institution non démocratique ?
M. Strauss-Kahn choisit ensuite de revenir sur le cas de la Grèce, en nous servant un gros mensonge : "les nouveaux programmes du FMI, et je pense à la Grèce en particulier, ont été construits de telle manière qu'on revienne à l'équilibre mais que ça se fasse en protégeant les plus démunis, les plus vulnérables." De qui se moque-t-on ? Réduire les pensions de retraités, supprimer un maximum d'acquis sociaux, c'est protéger les plus démunis, les plus vulnérables ? De plus, DSK dit bien, les "nouveaux" programmes comme s'il avouait que les précédents se moquaient de ces gens-là. Mais là vérité, c'est que la recette n'a pas changé. Les politiques semblables ont toujours échoués à travers le monde, sauf dans quelques cas comme le Canada et la Norvège, deux pays à qui ces mesures n'ont pas été imposées par le FMI, et surtout deux pays capables de dévaluer leur monnaie.
"La réalité c'est qu'il vient d'y avoir des élections en Grèce et que la gauche au pouvoir a gagné. Cela aurait été la droite, ça aurait été pareil. Ce qui m'intéresse ce n'est pas que la gauche ait gagné c'est que le gouvernement en place avec le programme du FMI a été compris par l'opinion et que l'opinion est derrière le gouvernement. Ce n'est jamais arrivé dans le passé. Ce n'est jamais arrivé dans le passé qu'avec un programme aussi dur que celui que les Grecs sont amenés à supporter – parce que la situation est très difficile – on arrive à faire comprendre à la population que c'était nécessaire et que finalement en majorité, elle soutienne le gouvernement en place." Sauf que, comme rappelé par un auditeur dans la deuxième partie de l'émission, il y a eu une abstention massive à chacune des dernières élections. Je vous renvoie au billet précédent, gardez à l'esprit que le vote est un devoir en Grèce.
Je m'arrête ici car ensuite, ce n'est qu'un travail rhétorique de directeur du FMI qui assume les rapports sans se mouiller. Il y a tout de même ceci : "Dans tous les pays le problème de l'allongement de la durée de la vie a conduit à vouloir remettre en cause le système de retraites tel qu'il existait parce qu'il fallait bien l'adapter. Et bien selon les pays ça s'est passé plus ou moins facilement selon que cela a été plus ou moins expliqué." Un véritable croc-en-jambe à tous les manifestants et à la majorité qui les soutient. Il faut aussi comprendre par là que le peuple est incapable de s'informer par lui-même et d'assimiler les mécanismes économiques.
Ainsi, DSK passent dix-sept minutes à établir avec l'acquiescement de son interlocuteur un portrait du monde tel qu'il le voit et le prévoit, bien loin de l'échelle humaine, et surtout en contradiction avec elle.
Pour terminer, une petite idée de slogan pour les prochaines manifestations si il vous correspond :
Après m'avoir donné la vie, On m'a appris à marcher.
Je ne vous laisserai pas me mettre à genoux !
Allez !
Damien.
La Route et Le Talon de Fer
Marche et Lutte
jeudi 18 novembre 2010
Un quart d'heure dans le monde merveilleux de DSK
mardi 16 novembre 2010
Le FMI, nouvel outil pour le socialisme mondiale.
Sur les ondes électromagnétiques, hier matin, le FMI nouveau est arrivé.
Dominique Strauss-Kahn a présenté pendant la première partie de l'émission un tableau qui tient de l'idylle. Pendant la seconde partie, il était confronté aux questions de quelques auditeurs. Un personne passait à l'antenne, posait sa question et DSK y répondait sans que l'auditeur puisse à nouveau préciser ou replacer sa question. Voilà pour la forme. A présent, le fond !
"Quand vous reviendrez à la vie publique française, vous allez vous heurter à un sentiment, justifié ou non, au sein de la gauche, que vous êtes plus soucieux des intérêts des banquiers que des gens de condition modeste. Que comptez vous faire pour corriger cette image de social-démocrate de droite ?"
Je vais spéculer quelque peu en disant que les banquiers dont il est question sont la finance mondiale dans l'esprit de l'auditeur. Même s'il fait, d'abord, comme s'il ne l'avait pas compris, DSK parle rapidement de la proposition à Toronto en juin 2010 de deux taxes sur le système financier tout en rappelant que "l'intérêt du FMI [c']est de toujours remettre la croissance en marche." Ces deux taxes sont des propositions qui ne servent qu'à apaiser une partie de l'opinion tant personne n'ose les appliquer. M. Sarkozy a dit qu'il tenterait de les mettre en place tout en rappelant que la tâche serait colossale. Autrement dit, des paroles en l'air. DSK ajoute que le motif de cette proposition est le caractère dangereux du système financier. Prenons leur donc quelques dollars pour reboucher les trous de centaines de milliards qu'ils pourraient à nouveau creuser !
"Il faut remettre le système financier au service de l'économie réelle. [...] C'est exactement le travail que nous essayons de faire". C'est pourtant bien sous la pression de la finance mondiale, notamment les agences de notation qui font faire le grand écart aux taux d'intérêts, que le FMI s'est occupé de la Grèce prétextant que la dette rapporté au PIB annuel était de 120% (rappelons au passage que rapporter la dette au PIB annuel est un non sens, en économie, si il faut évaluer le risque de banqueroute, on rapporte la dette à la valeur de la propriété et non à la production). N'est-ce pas contradictoire ?
L'exemple de la Lettonie :
"Ils sont venu nous voir en nous disant : On va repousser l'âge de la scolarité de trois à cinq ans. Là on leur à dit non, il y a des trucs c'est pas possible. Il y a des limites à ce qu'on peut faire de couper dans les dépenses sociales et ils ont reculé." Voilà donc le point de vue du FMI. Les lettons étaient si incapables de remplir les demandes de restrictions budgétaires du FMI qu'ils étaient prêts à leur donner un bras pour organiser leur survie. M. Strauss-Kahn pense que le FMI joue un rôle humaniste en refusant, alors que c'est cette institution qui a créé la situation.
"Qu'a fait le FMI pour tenter de remédier à la misère galopante en Afrique ?"
"Le FMI a mis en place pendant cette crise, pour la première fois dans l'histoire, quelque chose qui n'avait jamais existé, ce sont des prêts à taux zéro. [...] Nous avons prêté des milliards à l'Afrique pendant cette crise à taux zéro." La plupart des pays africains sont déjà lourdement endetté et le prêt n'est pas tant un cadeau que ça. En effet, certains états ne peuvent plus rembourser leurs dettes qui ont été un très grand nombre de fois rééchelonnées. A quoi va alors servir ce nouveau prêt, si ce n'est rembourser une partie de l'ancien ? Et une fois celui-ci remboursé, l'emprunt à taux zéro arrivera bien à échéance et il n'y aura rien dans les caisses pour le rembourser. D'où probablement un rééchelonnement et la fin de ce fameux taux zéro, "historiquement révolutionnaire". Le seul effet produit semble être l'injection de ces milliards directement dans la dette et dans les différents organismes de prêt et autres fonds vautours, sans effet sur l'économie réelle et surtout sur le développement. Il serait évidemment plus intéressant d'avoir le détail de ses prêts sur le continent africain et voir au cas par cas.
"Parce que l'histoire de la Grèce, celle qui vote à gauche, combien d'électeurs ont voté aux dernières élections ?"
L'abstention en Grèce fut de 61% pour l’élection des maires et 55% pour l’élection des présidents de région. "Mais si ils avaient voulu voter contre, ils se seraient déplacés pour voter contre. Donc on ne peut pas considérer que parce qu'un vote à été acquis avec une forte abstention c'est comme s'il y avait eu un rejet." L'abstention n'invalide pas légalement un vote. Mais peut-on se satisfaire du désintéressement à la chose publique de la majorité des citoyens. Plus de 50% du peuple grec en capacité de voter se retrouvent dans le dégout de la politique, dans le renoncement à l'action politique et donc dans une radicalisation et une mise à l'écart. Si on garde le point de vue du FMI, donc de l'analyse économique, c'est une très mauvaise nouvelle. Comment, sans cohésion sociale, une économie peut-elle tourner et surtout avoir des projets intellectuels ou industriels concrets pour retrouver une croissance à long terme ? DSK semble pourtant penser qu'il n'y a qu'à se satisfaire du maintien du gouvernement qui applique ses recommandations.
Sur l'Union Européenne :
DSK nous dit que l'Union Européenne doit rester "cet alliage historiquement unique entre avancées économiques, performances économiques et progrès sociale." Mais quelques instants avant, il estime qu'il faut "faire évoluer la protection sociale", "la revoir", "la réformer". L'évolution ou la revue ou la réforme en question est justement une régression sociale, notamment avec le recul de l'âge légal de départ en retraite, mais surtout l'exemple grec qui est tout sauf cet alliage, à savoir une économie faible et une énorme perte des acquis sociaux (deux exemples : la balance économique entre la France et la Grèce était déficitaire de 2.5 milliards en 2005 pour la Grèce et la diminution du salaire des fonctionnaires de 10% et des pensions accordées aux retraités également de 10%). Il y a bien là une contradiction entre ce que M. Strauss-Kahn décrit sur les ondes et la réalité.
L'égalité réelle :
Ici un passage de la conclusion du texte « Pour l'Égalité réelle » , de Dominique Strauss-Kahn, dans Les Notes de la fondation Jean-Jaurès :
"Conclusion : pour un réformisme radical"
"Ce réformisme [...] ne se réfugie pas dans la promesse [...] d'une rupture illusoire avec le capitalisme."
Tout est dit.
Les armes tombent à terre.
Les poings se réfugient dans les poches.
Damien.
Dominique Strauss-Kahn a présenté pendant la première partie de l'émission un tableau qui tient de l'idylle. Pendant la seconde partie, il était confronté aux questions de quelques auditeurs. Un personne passait à l'antenne, posait sa question et DSK y répondait sans que l'auditeur puisse à nouveau préciser ou replacer sa question. Voilà pour la forme. A présent, le fond !
"Quand vous reviendrez à la vie publique française, vous allez vous heurter à un sentiment, justifié ou non, au sein de la gauche, que vous êtes plus soucieux des intérêts des banquiers que des gens de condition modeste. Que comptez vous faire pour corriger cette image de social-démocrate de droite ?"
Je vais spéculer quelque peu en disant que les banquiers dont il est question sont la finance mondiale dans l'esprit de l'auditeur. Même s'il fait, d'abord, comme s'il ne l'avait pas compris, DSK parle rapidement de la proposition à Toronto en juin 2010 de deux taxes sur le système financier tout en rappelant que "l'intérêt du FMI [c']est de toujours remettre la croissance en marche." Ces deux taxes sont des propositions qui ne servent qu'à apaiser une partie de l'opinion tant personne n'ose les appliquer. M. Sarkozy a dit qu'il tenterait de les mettre en place tout en rappelant que la tâche serait colossale. Autrement dit, des paroles en l'air. DSK ajoute que le motif de cette proposition est le caractère dangereux du système financier. Prenons leur donc quelques dollars pour reboucher les trous de centaines de milliards qu'ils pourraient à nouveau creuser !
"Il faut remettre le système financier au service de l'économie réelle. [...] C'est exactement le travail que nous essayons de faire". C'est pourtant bien sous la pression de la finance mondiale, notamment les agences de notation qui font faire le grand écart aux taux d'intérêts, que le FMI s'est occupé de la Grèce prétextant que la dette rapporté au PIB annuel était de 120% (rappelons au passage que rapporter la dette au PIB annuel est un non sens, en économie, si il faut évaluer le risque de banqueroute, on rapporte la dette à la valeur de la propriété et non à la production). N'est-ce pas contradictoire ?
L'exemple de la Lettonie :
"Ils sont venu nous voir en nous disant : On va repousser l'âge de la scolarité de trois à cinq ans. Là on leur à dit non, il y a des trucs c'est pas possible. Il y a des limites à ce qu'on peut faire de couper dans les dépenses sociales et ils ont reculé." Voilà donc le point de vue du FMI. Les lettons étaient si incapables de remplir les demandes de restrictions budgétaires du FMI qu'ils étaient prêts à leur donner un bras pour organiser leur survie. M. Strauss-Kahn pense que le FMI joue un rôle humaniste en refusant, alors que c'est cette institution qui a créé la situation.
"Qu'a fait le FMI pour tenter de remédier à la misère galopante en Afrique ?"
"Le FMI a mis en place pendant cette crise, pour la première fois dans l'histoire, quelque chose qui n'avait jamais existé, ce sont des prêts à taux zéro. [...] Nous avons prêté des milliards à l'Afrique pendant cette crise à taux zéro." La plupart des pays africains sont déjà lourdement endetté et le prêt n'est pas tant un cadeau que ça. En effet, certains états ne peuvent plus rembourser leurs dettes qui ont été un très grand nombre de fois rééchelonnées. A quoi va alors servir ce nouveau prêt, si ce n'est rembourser une partie de l'ancien ? Et une fois celui-ci remboursé, l'emprunt à taux zéro arrivera bien à échéance et il n'y aura rien dans les caisses pour le rembourser. D'où probablement un rééchelonnement et la fin de ce fameux taux zéro, "historiquement révolutionnaire". Le seul effet produit semble être l'injection de ces milliards directement dans la dette et dans les différents organismes de prêt et autres fonds vautours, sans effet sur l'économie réelle et surtout sur le développement. Il serait évidemment plus intéressant d'avoir le détail de ses prêts sur le continent africain et voir au cas par cas.
"Parce que l'histoire de la Grèce, celle qui vote à gauche, combien d'électeurs ont voté aux dernières élections ?"
L'abstention en Grèce fut de 61% pour l’élection des maires et 55% pour l’élection des présidents de région. "Mais si ils avaient voulu voter contre, ils se seraient déplacés pour voter contre. Donc on ne peut pas considérer que parce qu'un vote à été acquis avec une forte abstention c'est comme s'il y avait eu un rejet." L'abstention n'invalide pas légalement un vote. Mais peut-on se satisfaire du désintéressement à la chose publique de la majorité des citoyens. Plus de 50% du peuple grec en capacité de voter se retrouvent dans le dégout de la politique, dans le renoncement à l'action politique et donc dans une radicalisation et une mise à l'écart. Si on garde le point de vue du FMI, donc de l'analyse économique, c'est une très mauvaise nouvelle. Comment, sans cohésion sociale, une économie peut-elle tourner et surtout avoir des projets intellectuels ou industriels concrets pour retrouver une croissance à long terme ? DSK semble pourtant penser qu'il n'y a qu'à se satisfaire du maintien du gouvernement qui applique ses recommandations.
Sur l'Union Européenne :
DSK nous dit que l'Union Européenne doit rester "cet alliage historiquement unique entre avancées économiques, performances économiques et progrès sociale." Mais quelques instants avant, il estime qu'il faut "faire évoluer la protection sociale", "la revoir", "la réformer". L'évolution ou la revue ou la réforme en question est justement une régression sociale, notamment avec le recul de l'âge légal de départ en retraite, mais surtout l'exemple grec qui est tout sauf cet alliage, à savoir une économie faible et une énorme perte des acquis sociaux (deux exemples : la balance économique entre la France et la Grèce était déficitaire de 2.5 milliards en 2005 pour la Grèce et la diminution du salaire des fonctionnaires de 10% et des pensions accordées aux retraités également de 10%). Il y a bien là une contradiction entre ce que M. Strauss-Kahn décrit sur les ondes et la réalité.
L'égalité réelle :
Ici un passage de la conclusion du texte « Pour l'Égalité réelle » , de Dominique Strauss-Kahn, dans Les Notes de la fondation Jean-Jaurès :
"Conclusion : pour un réformisme radical"
"Ce réformisme [...] ne se réfugie pas dans la promesse [...] d'une rupture illusoire avec le capitalisme."
Tout est dit.
Les armes tombent à terre.
Les poings se réfugient dans les poches.
Damien.
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économie
mercredi 10 novembre 2010
1970
Après avoir adoubé l'accord de coopération avec les britanniques et ainsi la fin de l'indépendance militaire française, voila qu'il se rend sur la tombe de l'homme qu'il a trahi en remettant la France au commandement de l'OTAN. Nicolas Sarkozy, vos contradictions se conjuguent avec celles de notre temps. Horizon 2015 et accord transatlantique, face à la concrétisation de nouvelles puissances, on ne peut même plus justifier ces actes par du patriotisme ou par une volonté d'avoir une France dans le peloton de tête tant le colosse au pied d'argile s'apprête à vaciller sous le poids d'un milliard de fourmis.
En effet l'entente cordiale est au mieux. Un accord historique vient d'être signé. Sans doute Sarkozy pourra-t-il le brandir lorsque la mort le prendra : "On moins, on aura fait quelque chose !". De quoi cette accord est-il fait ? Disons que s'il avait été actif quand Sadam Hussein voulait vendre son pétrole en euro, le Charle de Gaulle baignerait (coulerait peut-être ?) sans doute dans le Golfe Persique. Quoi d'autre ? L'un des programmes nucléraires les plus perfomants du monde (c'est nous ça !) va être partagé avec les Saxons, sans contrepartie. Ajouté à celà le devoilement de quelques secrets qui font l'indépendance militaire de la France et on a fait un tour tout a fait superficiel mais pas moins juste.
Qu'est-ce que tout celà à avoir avec la route ou le talon de fer ?
Avec la Route, absolument rien. En revanche c'est justement le Talon de Fer qui est en action. Le grand marché transatlantique approche. Horizon 2015, c'est la nécessité d'une cohésion militaire internationale. Cette cohésion se fait sous le commandement des Etats-Unis d'Amérique. Voilà entre autres pourquoi il y a de plus en plus de bases américaines en Europe, notament en Italie. Voilà pourquoi Sarkozy a remis la France dans le commandement de l'OTAN. Ce grand marché doit permettre au capital de mieux circuler, de trouver de nouvelles zones d'activités, notament en matière d'économie numérique, mais surtout en imposant toujours plus le libre échange (fin des douanes, nouvelle harmonisation des règlementations, etc.).
Quelle conséquence pour le peuple ? L'utilisation toujours plus grande de la main d'oeuvre au gré du capital et tout ce qui en découle logiquement.
Tristesse, torture, guerre et toutes nos peurs s'installent
Pensées piétinées par des Talons de Métal
Toi tu t'assois sur le trône doré des traîtres
Essorant la mamelle que nos citoyens têtent
Pour poser des systèmes sans inconnus
Tu auras tes sosies bien entendu
Des imitateurs pour que flotte la liberté
Des amis tatoueurs de tâches sur notre Terre
En effet l'entente cordiale est au mieux. Un accord historique vient d'être signé. Sans doute Sarkozy pourra-t-il le brandir lorsque la mort le prendra : "On moins, on aura fait quelque chose !". De quoi cette accord est-il fait ? Disons que s'il avait été actif quand Sadam Hussein voulait vendre son pétrole en euro, le Charle de Gaulle baignerait (coulerait peut-être ?) sans doute dans le Golfe Persique. Quoi d'autre ? L'un des programmes nucléraires les plus perfomants du monde (c'est nous ça !) va être partagé avec les Saxons, sans contrepartie. Ajouté à celà le devoilement de quelques secrets qui font l'indépendance militaire de la France et on a fait un tour tout a fait superficiel mais pas moins juste.
Qu'est-ce que tout celà à avoir avec la route ou le talon de fer ?
Avec la Route, absolument rien. En revanche c'est justement le Talon de Fer qui est en action. Le grand marché transatlantique approche. Horizon 2015, c'est la nécessité d'une cohésion militaire internationale. Cette cohésion se fait sous le commandement des Etats-Unis d'Amérique. Voilà entre autres pourquoi il y a de plus en plus de bases américaines en Europe, notament en Italie. Voilà pourquoi Sarkozy a remis la France dans le commandement de l'OTAN. Ce grand marché doit permettre au capital de mieux circuler, de trouver de nouvelles zones d'activités, notament en matière d'économie numérique, mais surtout en imposant toujours plus le libre échange (fin des douanes, nouvelle harmonisation des règlementations, etc.).
Quelle conséquence pour le peuple ? L'utilisation toujours plus grande de la main d'oeuvre au gré du capital et tout ce qui en découle logiquement.
Tristesse, torture, guerre et toutes nos peurs s'installent
Pensées piétinées par des Talons de Métal
Toi tu t'assois sur le trône doré des traîtres
Essorant la mamelle que nos citoyens têtent
Pour poser des systèmes sans inconnus
Tu auras tes sosies bien entendu
Des imitateurs pour que flotte la liberté
Des amis tatoueurs de tâches sur notre Terre
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